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 Lestat & Scarlett

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Pandore Nightingale
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Pandore Nightingale

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MessageSujet: Lestat & Scarlett   Lestat & Scarlett Icon_minitimeMer 22 Avr - 23:27

Lestat & Scarlett
Ce Mal qui est en nous...


Lestat & Scarlett Iconscarles3

Auteur : Natoune

Date d'écriture : 25/o4/2oo9

Genre : Crossover Autant en emporte le Vent / Chroniques des Vampires

Résumé : La rencontre déroutante de Lestat le vampire et Scarlett O'Hara,
une nuit sans importance, en somme...


Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas.
Ils sont la propriété respective de Anne Rice et Margaret Mitchell, ainsi que de la Warner.

Note : j'ai fait des icons pour le fun mais la dernière représente Lestat en Tom Cruise.
Tout simplement parce que je trouve qu'il interprète tout aussi bien
Lestat que Stuart Townsend, donc je n'arrivais pas à me décider ! ^^
De toutes façons, quand je l'imagine, c'est un amalgamme des deux. (L)


Dernière édition par Admin le Lun 27 Avr - 12:58, édité 2 fois
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Pandore Nightingale
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MessageSujet: Re: Lestat & Scarlett   Lestat & Scarlett Icon_minitimeLun 27 Avr - 12:56

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    Ici Lestat le vampire. Vous vous souvenez de moi ? Le beau, le grand et sensuel personnage qui a dévasté le tiers de la population de la Nouvelle-Orléans, et accessoirement de Paris. Celui qui a rendu le mythe du vampire plus vrai que nature, qui a inspiré bon nombre de grands auteurs, ou d’auteurs qui sont devenus grands.

    Eh oui, tout cela, c’est encore et toujours moi.

    Je vous ai déjà raconté mes divers périples dans mon autobiographie concernant mon passé, mais j’ai volontairement omis de retranscrire une rencontre fort intéressante.

    C’était en l’an 1859, précisément un an avant que Claudia ne tente de me tuer. A cette époque déjà, les tensions entre nous étaient plus fortes que jamais. Depuis que mon enfant des ténèbres avait découvert que jamais elle ne possèderait le corps des femmes auxquelles je m’abreuvais, elle s’était transformée en furie, ses boucles blondes fouettant méchamment son visage. Las de la voir essayer de changer d’apparence, en se maquillant exagérément, en se coupant les cheveux soir après soir, ou en revêtant des tenues moins enfantines, j’avais décidé de m’éloigner d’elle et de Louis pour un court moment. Mes créatures m’exaspéraient : Louis par sa sensibilité excessive et Claudia par sa rage envers moi. J’avais besoin de prendre le large, le temps de me souvenir du monde comme il était avant que je m’entoure de deux vampires. J’avais déjà créé d’autres enfants des ténèbres avant de rencontrer Louis, d’ailleurs ils me manquaient plus que jamais. Il n’en restait qu’un seul encore vivant, et je ne savais où le trouver.

    Alors que j’arrivais en Georgie, terre d’esclaves dont le sang serait sûrement aussi doux que le coton qu’ils cultivaient, je me laissai à rêver sur l’ancien temps, à mon siècle disparu en fumée, à la monarchie détruite à jamais. Je crois que l’une des raisons pour laquelle je m’étais rendu dans le vieux Sud était de retrouver quelque chose de tangible, d’inchangé depuis des siècles. Lorsque les colons étaient arrivés en Amérique, la plupart s’était établi dans de nobles maisons, avait réduit les créoles en esclavage et leurs plantations étaient à présent prospères. Cependant, j’avais remarqué que le Nord s’agitait, devenait moderne, et perdait certainement l’élégance acquise pendant des siècles. Le fossé qui creusait l’Amérique était si large que je fus saisi au cœur en contemplant les vastes domaines des planteurs Georgiens. Ils étaient hors de leur temps, tout comme moi, et la civilisation qu’ils avaient érigée en autarcie menaçait de se faire engloutir par le monde nouveau que les Yankees voulaient nommer « Etats-Unis d’Amérique ».

    Certes, j’étais fort bouleversé et blessé au plus profond de mon être par la méchanceté de Claudia, ce qui expliquait mon désarroi ainsi que mon brusque besoin de solitude. A présent, ils étaient deux à m’en vouloir de les avoir transformé en vampires. Peut-être que l’amour infini que m’inspiraient la vie, les mortels et l’amour lui-même ne me permettait pas de transmettre le Don Obscur de la bonne façon. Je ne le saurai sans doute jamais. Aucun vampire avant moi n’a aimé comme j’aime.

    Comme je ne souhaitais pas rester trop de temps en Georgie, je me contentai de passer la journée dans une crypte, bien que cette situation m’inconvenait. Loin du luxe de ma demeure, je me sentais comme un clochard. Heureusement, ma condition de vampire ne pouvait me rabaisser à faire la manche. Une fois la nuit tombée, je trouvai un jeune freluquet qui me donna suffisamment de force pour ne plus sentir l’appel du sang chez les autres mortels. Une fois rassasié, je me mis à arpenter le comté, bondissant dans les collines verdoyantes comme si je ne répondais plus aux lois de l’apesanteur. De temps à autre, j’escaladai aisément les maisons de style colonial pour observer les humains à leur insu, en train de rédiger une lettre à la lueur des bougies ou en train de dîner. Je retrouvais là le loisir tout particulier que j’avais commencé à entreprendre alors que j’avais à peine ouvert les bras à la nuit : contempler les mortels dans leurs activités les plus insignifiantes, fasciné par ce que j’avais perdu et ce qu’ils avaient tant de chance de posséder encore.

    Alors que je déambulais sous les arbres immenses, enivré par les senteurs des figues et des olives, je fus frappé par l’apparition d’une jeune fille brune, qui marchait à petits pas dans une salle de la grande demeure. Par la fenêtre du rez-de-chaussée, je pouvais la voir fermer la porte de la petite pièce dans laquelle elle venait d’entrer, et ouvrir un tiroir pour en sortir une paire de ciseaux, une botte d’épingles et du fil blanc. Puis elle se dirigea vivement vers la grande table en chêne et s’assit en face d’un ample morceau de tissu blanc piqueté de petites fleurs vertes. Une robe très certainement. J’étais intrigué par les agissements de cette adolescente à peine entrée dans le monde des adultes. Elle revêtait une grande et belle robe blanche aux multiples dentelles, et sa taille était ceinte par un élégant ruban de soie rouge. Elle avait ouvert les quelques boutons qui fermaient son col et on discernait ainsi le haut de son corset, qui rehaussait joliment sa poitrine. Ses cheveux noirs étaient coiffés par deux rubans de la même couleur et ses cils bougeaient sans cesse, comme si elle faisait là un effort intense.

    Je fus aussitôt saisi à la gorge par cette vision et regrettai d’avoir bu le sang d’un seul mortel. Il valait mieux pour moi que je m’éloigne le plus possible de cette maison. Les humains étaient parfois si touchants qu’il était extrêmement ardu de ne pas se laisser séduire.

    Alors que je rebroussai chemin, j’entendis la jeune fille pousser un petit cri étouffé, et je tournai la tête si brusquement dans sa direction qu’un mortel, s’il en avait fait de même, se serait tordu le cou. Je fixai avec délice le sang perler sur le bout de son index, et je redoublai d’attention en voyant la fille porter le doigt à ses lèvres avec une grimace. Elle avait dû se blesser avec une épingle, et cela ne faisait que renforcer mon appétit.

    Doucement, Lestat. Reste calme.

    Il se produisit alors une chose inhabituelle : la jeune fille sentit que j’étais là à l’espionner. En elle-même, cette idée était tout ce qu’il y a de plus ridicule, car jamais un mortel ne pouvait deviner notre existence, même lorsque l’on marchait à coté d’eux. Cependant, cette fille m’avait entendu parler sans prononcer un mot, et me dévisageait avec une insolence peu commune. J’aime cette théorie selon laquelle le Don Obscur peut apparaître en quantité infime dans l’âme d’un mortel, et je le sentais chez celle de cette fille. Peut-être était-ce une aptitude à faire le Mal sans le vouloir, en tous cas, elle n’était pas possédée par un quelconque esprit ou créature surnaturelle : c’était simplement une mortelle dotée de qualités indéniables pour séduire et obtenir ce qu’elle désire.

    Le parfait schéma de ce que nous sommes tous, créatures de la nuit.

    Elle se redressa d’un bond, piégée entre la volonté de crier pour que quelqu’un vienne la secourir, et entre le fait de rester muette, car il était évident qu’à une heure aussi tardive elle aurait dû se trouver dans son lit à dormir profondément, et non à faire des retouches sur une robe. D’ailleurs, n’avait-elle pas plus de domestiques qu’il n’en faut pour recoudre un vêtement ? Pourquoi s’acharner à le faire elle-même ?

    Sans vraiment m’en rendre compte, j’enjambai le rebord de la fenêtre avec une extrême facilité et je me plaçai face à elle, souriant à moitié. Je ne souhaitais pas l’effrayer davantage avec mes dents aiguisées, prêtes à entailler le moindre millimètre de peau délicate. Celle du cou de la fille était blanche comme de la nacre, presque aussi diaphane que la mienne. C’était l’époque où les demoiselles ne devaient pas laisser bronzer leur épiderme, où même une tache de rousseur était une calomnie. Sans le vouloir, les mortels n’avaient jamais autant ressemblé aux vampires, et il n’y avait que les yeux verts extrêmement mobiles de la personne devant moi qui trahissait son… humanité.

    « Vous n’avez rien à faire ici, monsieur ! » lança-t-elle d’une voix à la fois hautaine et feutrée, car elle avait peur de se faire entendre.

    Mon sourire se fit plus large, amusé par les manières de cette petite personne qui se prenait déjà pour une grande dame. Je laissais mon regard dériver dans la petite salle de couture et, en baissant les yeux sur la robe qu’elle avait entrepris de retoucher, je me rendis compte que le col fermé avait totalement été décousu au profit d’un décolleté en dentelle qui n’était pas encore totalement assemblé à la robe.

    « Mon nom est Lestat de Lioncourt » dis-je d’une voix enjôleuse. « Pourrais-je connaître le vôtre, ravissante demoiselle ? »

    Sa robe blanche fit des remous gracieux alors qu’elle contournait la table pour mieux me regarder. Ses yeux semblaient me poser une question à laquelle je ne pourrais répondre qu’en prenant sa vie. Aussi, je préférais retarder ce moment le plus longtemps possible. J’aimais connaître les mortels, emplir mon être de leur humanité avant de goûter leur sang. J’étais ainsi, et cela n’a toujours pas changé.

    « Scarlett O’Hara » déclara soudainement la jeune fille, les sourcils froncés. « Vous n’avez nul droit d’être ici, étranger ! Vous êtes dans le domaine de mon père, Franck O’Hara, et je vous somme de partir sur-le-champ ! »

    Son ton impérieux commençait à me lasser, d’autant que j’étais pratiquement hypnotisé par ses yeux verts qui pétillaient dans la lumière du candélabre, par ses mains blanches posées sur son giron, sa taille fine et son décolleté qui devenait beaucoup trop inconvenant pour l’époque. A bout de souffle, je trouvai juste la volonté de prononcer ces deux mots :

    « Un baiser ? »

    Scarlett me fusilla du regard, prête à me gifler, mais sa petite main sur ma joue aurait sûrement l’effet d’une simple caresse tant ma peau était froide. Insensible.
    Bien entendu, elle ne fit rien. Elle ne cria pas non plus, bien qu’elle en aurait eu envie. Ils veulent tous crier mais leur voix se perd si loin qu’ils ne savent plus comment émettre un seul son.

    A présent, j’étais si proche d’elle que je sentais ses cheveux noirs caresser mon visage. Je me laissai aller à sentir l’odeur de sa peau, mon souffle glacé se promenait sur sa nuque et je vis alors frémir l’artère. Je venais à peine d’ouvrir la bouche pour mordre que je l’entendis formuler, d’une voix qui avait perdu toute consistance mais pas sa détermination :

    « N’essayez pas de me conquérir, vous n’êtes pas digne de moi. »

    Je roulai des yeux d’un air exaspéré et m’éloignai à regret. Je n’avais jamais été aussi insatisfait de ma vie. Jamais, au grand jamais, un mortel ne s’était refusé à moi ! Qui était-elle ? Comment osait-elle me parler ainsi pendant un si grand moment ? J’avais l’impression d’avoir perdu tous mes effets. Je la dévisageai, une lueur de perplexité dans mes yeux gris, et ces mots franchirent mes lèvres avant même que je puisse les retenir :

    « Vous vous croyez donc irrésistible à tous les égards ? C’est l’ennui avec vous, filles du XIXème siècle : vous pensez toutes que le monde pleure à vos pieds. »

    J’avais dû ouvrir la fosse aux lions, car le peu de couleurs qu’avait le visage de Scarlett disparut totalement sous l’effet de l’ahurissement, puis une colère brutale prit possession d’elle. Personne ne lui avait jamais parlé ainsi de toute sa courte vie.

    Je sais que je suis inconvenant. Je ne peux rien vous cacher.

    « C’est le cas, très cher ! » s’écria-t-elle, oubliant momentanément qu’elle ne devait pas faire de bruit. « Regardez par vous-mêmes ! Le comté est…

    - Mais le comté ne se résume pas au monde, fillette ! Répliquai-je avec fougue. Il est tellement plus vaste. Vous êtes la princesse d’un îlot perdu dans un monde de ténèbres. Le réveil sera dur, je le crains… »

    Je savais que je la rendais furieuse, et je m’en réjouissais. Cette demoiselle n’était pas sans me rappeler Claudia, avec ses caprices et ses airs altiers, mais contrairement à mon enfant des ténèbres, je pouvais réduire Scarlett au silence en moins d’une minute, si jamais elle devenait trop énervante. D’ailleurs, j’espérais qu’elle me devienne très vite insupportable. J’avais hâte de sentir la vie s’échapper d’elle et s’engouffrer en moi.

    « Cette robe vous ira très bien » dis-je en désignant la pièce d’étoffe toujours disposée sur la table.

    Scarlett restait sur ses gardes, ne sachant quelle conduite adopter face à cet inconnu. Elle savait qu’il ne devait pas agir ainsi, c’était extrêmement mal indiqué quand on était un homme du monde et qu’on appliquait l’étiquette. Or, cet homme était forcément noble, car il portait des vêtements très coûteux et soigneusement ouvragés. De plus, il avait un maintien princier. Tout en lui émanait noblesse, volupté et séduction. Cependant, ce dernier point était beaucoup trop prononcé pour rester dans la limite du tolérable. Qui donc avait pu l’élever de la sorte ? Puis, comme elle avait l’impression qu’elle pouvait tout confier à cet étranger qui n’appliquait pas les règles de bienséance, elle avoua des choses interdites.

    « Mamma ne veut pas que je porte de décolletés. Elle dit que je suis trop jeune. Pourtant, j’ai quinze ans ! Je suis déjà courtisée par plus de messieurs qu’il n’en faut. Je ne suis plus une enfant ! »

    Je hochai la tête, compréhensif. J’ignorai qui était Mamma – sûrement la nourrice de Scarlett- mais je faisais semblant de saisir les informations qu’elle m’apportait. Si je lui avais raconté la source de mes propres problèmes, elle n’aurait plus jamais fermé l’œil de toute sa vie.

    Après tout, cette idée était plutôt tentante…

    Puis, une certitude s’imposa à moi alors que je me délectais par avance du goût qu’elle pouvait avoir : elle était ma semblable. Une mortelle en possession du Don Obscur, inconsciente du mal qu’elle pouvait faire si jamais elle s’y employait. Je ne pouvais la prendre ; elle devait vivre ses propres tourments. Et je ne souhaitais surtout pas la faire rejoindre le monde des ombres, car je sentais qu’elle serait alors encore plus impitoyable que le plus farouche des vampires. Le Don Obscur conjugué à celui qu’elle possédait déjà ferait certainement des ravages, et pas que sur les mortels. J’avais déjà connu ce genre de créatures insatiables et dévastatrices. Je ne suis d’ailleurs pas très fier de cette période de mon existence…

    Je disparus de son champ de vision avant de me laisser gagner par la tentation. Son parfum embaumait encore l’air autour de moi alors que je courais aussi vite que je le pouvais dans les champs de coton, telle une ombre noire parmi les nuages…

    Le lendemain soir, je repartis pour la Nouvelle-Orléans. La suite, vous la connaissez.
    Lestat l’égorgé, Lestat le ressuscité, Lestat le grand brûlé, Lestat le chanteur de rock, et à présent… Mmh non. Attendez la suite pour savoir.

    Ne vous en faites pas, moi je vous attends.

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